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L’acquisition de la marche : à quel âge ?

10 juillet 2014

Je constate que certains tous petits (et leurs parents) sont soumis à une pression énorme : celle qui dit qu’il doit marcher à 1 an. L’enfant va souffler sa première bougie et autour de lui des adultes s’exclament  » ah bah il va bientôt marcher ! ». Il a 18 mois et là d’autres adultes « ah ? et il ne marche pas encore ? »

Je ne sais pas d’où provient cette idée comme quoi un enfant doit marcher à 1 an, peut être d’ancien manuel de puériculture ou d’une norme tirée de je ne sais quelles études.

Selon les travaux d’Emmi Pickler un enfant fait ses premiers pas entre 10 et 24 mois. Il a tout un développement physiologique, musculaire à faire avant la station debout. Toutes les étapes de ce développement sont nécessaires et même indispensables à un fonctionnement optimal.

Mettre un enfant en position assise, le faire marcher en le tenant à la taille, le mettre dans un trotteur ou debout, le faire marcher en lui tenant les mains en l’air, lui donner des « aides à la marche » comme des déambulateurs et autres porteurs sont autant d’actes qui ralentissent sa motricité et bloquent l’acquisition des réflexes naturels.

Bien sûr la rééducation dynamique et posturale existe pour palier aux manques d’acquisition de certains réflexes cependant autant faire le plus beau cadeau qu’il soit à l’enfant en le laissant se développer naturellement. Il y gagnera en autonomie, en confiance en lui, en joie et plaisir, en développement des connexions entre le cerveau droit et gauche améliorant ainsi les capacités acquisitions intellectuelles pour plus tard.

Un enfant qui grandit en motricité libre est souple, s’il se blesse beaucoup moins qu’un autre. Il est aussi plus calme, ressent moins de colère et de frustration, car il apprend à se déplacer par lui même sans avoir besoin d’aide.

Un enfant marchera entre ses 10 et 24 mois, laissez lui le temps de se développer et de découvrir un large éventail de ses capacités musculaires.

 

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La violence : deux oreilles pour s’écouter, une bouche pour en parler.

3 juillet 2014
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Un être humain par nature à la naissance n’a pas le souhait d’être violent. Au fur et à mesure de sa vie, il va vivre des événements qu’il peut ressentir comme violent, et cela peut commencer très tôt, dès la gestation, dès la naissance. Un bébé a la capacité à venir au monde par ses propres moyens, sa propre force avec l’accompagnement bienveillant de sa mère et des personnes qui peuvent être là pour cet événement. Il a la capacité à développer par lui même ses muscles, ses aptitudes motrices, sa souplesse, son intelligence dans la mesure où l’environnement est adapté à lui. Et ainsi de suite, tout au long de son évolution d’enfant.

Cependant, nous sommes issus de générations d’humains qui ont grandit, évolué dans un environnement violent. Retrouver les racines de cette violence peut être bien compliqué c’est ce que fait Marylène Patou-Mathis qui est préhistorienne, elle en parle dans un extrait du film « Odyssée Empathie » qui est en cours de montage. Olivier Maurel a aussi écrit plusieurs livres sur le sujet.

Nous sommes (j’en fais partie) une génération qui devient charnière, qui a pris conscience que la violence éducative ne sert à rien. La fessée, les claques, les tapes ne font pas grandir un enfant de manière sereine et respectueuse même si nos parents, grands parents disent parfois le contraire.

De la prise de conscience de la nocivité de la violence à l’application d’une éducation bienveillante il y a un très grand saut à faire qui se fait par petits pas.

En effet, la violence s’est ancrée au fond de nos cellules créant de la colère, elle remonte régulièrement, plus ou moins rapidement, et sort avec plus ou moins de… force, de violence. Notre nature profonde est comme un fleuve qui a été détourné trop longtemps, le jour où il veut reprendre son cours normal, il peut y avoir des dégâts collatéraux. Cette nature douce et bienveillante a subit de la violence répétée qu’elle ne supporte plus, cette violence est alors retournée contre les autres (enfants, conjoints, famille…) et/ou contre soi (maladie).

Les parents à un moment donné prennent conscience que les gestes violents vis à vis de leurs enfants sont nocifs pour les deux parties. Cependant, ils ne savent pas comment faire, comment procéder au quotidien pour changer cet état de fait. Cette prise de conscience est le premier pas vers la bienveillance. Ensuite, la personne va choisir le chemin qui lui sera le plus adéquat : ce peut être faire du yoga, de la sophrologie pour se détendre, apprendre les techniques de communication non violente. Le premier pas fait vis à vis des enfants est fréquemment de ne plus taper et là le parent se sent coupable et  dit « je tape plus mais j’arrête pas de crier, c’est nul ! » C’est un nouveau pas de fait, les coups physiques ont disparus, restent la violence verbale et parfois aussi la violence psychologique.

A ce stade, les techniques de communication non violente peuvent être très utiles. Apprendre à parler positivement, apprendre à parler de ses ressentis sans accuser l’autre, apprendre à écouter aussi est très important car si nous avons DEUX oreilles et UNE bouche c’est pour écouter DEUX fois plus que l’on parle. C’est notre professeur de communication qui nous avait appris cela en BTS.

Seulement dans l’histoire, on a écoute qui ?

On écoute l’autre ou les autres. Et est-ce que l’on s’écoute soi ? Est-ce que l’on écoute notre corps ? nos besoins ? est-ce qu’on les connait seulement ? Bien souvent, on se connait trop peu et puis là aussi on a parfois grandit dans « C’est rien, arrête de te plaindre, c’est qu’un petit bobo ! allez avance ! » Moyen très efficace pour apprendre à ne pas s’écouter.

La plus grande des violences que l’on a, c’est contre soi et on ne s’en rend pas compte.

En apprenant à être bienveillant vis à vis de soi, on le devient vis à vis des autres.

 

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