La famille rêvée

Chaque personne, chaque couple avant l’arrivée d’un enfant a une représentation de la famille rêvée, idéale. Ce qui semble parfait pour l’un peut sembler totalement désagréable pour l’autre. Lorsqu’il y a de grandes différences sur cette vision, c’est là que les problèmes peuvent surgir. Cependant, il existe un moyen d’avoir véritablement la famille de ses rêves.

La première chose va être de poser noir sur blanc, autrement dit par écrit, quelles sont vos valeurs les plus importantes. Qu’est ce qui compte le plus pour vous ? Que les enfants jouent, rient, sautent ? Que le foyer soit toujours propre et rangé ? Que les repas soient équilibrés ? Que vous ayez du temps pour votre vie de couple ? Que votre jardin fasse l’admiration de tout le voisinage ? Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, il y a ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas. Ceci est à faire, chacun de son côté, puis en couple.

Une fois cette liste faite, vous pourrez voir s’il y a des différences et parfois des valeurs, des besoins difficilement consciliables. Vous pourrez ainsi réfléchir aux possibilités qui s’offrent à vous pour composer la vie rêvée. Pensez à noter le temps, les finances nécessaires à chaque réalisation. Avoir un jardin anglais est certe très joli, il demande aussi beaucoup d’heures de travail, avez vous les heures disponibles ? ou les finances pour payer le jardinier qui fera l’entretien ?

En prenant soin de poser de façon claire, précise, chiffrée chaque point de votre famille de rêve, vous pourrez poser les actions nécessaires à la réalisation. Peut être, faudra-t-il ajouter des étapes. Peut être devrez vous revoir votre rêve pour qu’il soit réalisable rapidement et réfléchir à un rêve plus grand ensuite.

Voici une petite vidéo qui va vous éclairer.

 

 

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La famille réelle

La famille réelle

Après avoir parfois imaginé une famille rêvée, la famille réelle laisse certains parents dans un flou important. L’arrivée d’un enfant est une véritable source de questionnement permanent. Est-ce que je fais bien de le laisser dans sa chambre pour dormir ? Que faut-il choisir comme jeux pour qu’il s’éveille ? Comment faire quand il ne veut pas manger ? Pourquoi il ne m’écoute pas lorsque je lui demande de mettre son manteau ? Les questions évoluent en variétés et en complexité en fonction de l’âge.

La fonction parentale est sans doute la plus complexe qui soit. Soyez bienveillant(e) envers vous même. Vos enfants vont chercher à vous faire évoluer, grandir. Vous allez avoir à développer vos compétences en bienveillance (d’abord vis à vis de vous même). Votre patience sera mise à l’épreuve afin de devenir de plus en plus vaste. Vous aurez à poser des limites claires, précises, compréhensibles et applicables. Et surtout, vous devrez prendre soin de toujours mettre l’ingrédient principal : l’amour.

Votre enfant ne veut pas manger ? Sauf souci de santé particulier, un enfant ne se laissera pas mourir de faim. C’est à vous de définir le cadre de ce que vous autorisez. Acceptez vous qu’il déambule dans le logement en mangeant ? à vous de choisir et de maintenir fermement avec amour et bienveillance votre choix. Vous pouvez lui laisser à disposition des fruits, des légumes crus qu’il pourra consommer ainsi que de l’eau.

Votre enfant ne vous écoute pas lorsque vous lui demandez de mettre son manteau ? A-t-il entendu, compris votre message ? Comment avez vous formulé votre demande ? Etiez vous agacé(e) ? Un enfant peut être prit dans son jeu, ses pensées. L’adulte peut poser la main sur le bras ou l’épaule de l’enfant, obtenir un contact visuel pour être certain que le lien est fait avant de pouvoir exprimer verbalement la demande. Une fois la demande exprimée, pensez à demander à l’enfant s’il a bien compris. Il a le droit de refuser de mettre son manteau, c’est un passage d’opposition pour affirmer sa personnalité. Dans ce cas, restez détendu en disant « ok, moi je prends mon manteau, il fait froid dehors ». L’enfant se rendra compte par lui même de la température extérieure et voudra se couvrir. Je vous invite à regarder la petite vidéo où je parle de cette expérience vécue avec un enfant de 3 ans.

L’enfant est un être en croissance, il a besoin de repères stables et sécurisants pour grandir sereinement. Si vous vous sentez bousculé et peu à l’aise, osez le dire et demandez de l’aide.

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Comment j’ai vécu avec un BABI (Bébé Aux Besoins Intenses)

24 janvier 2018

Vivre avec un BABI

Nous sommes en 2001, je suis enceinte de mon deuxième enfant, la grande a 3 ans ½. Elle aura 4 ans lorsque la petite sœur arrivera. Je ne connais absolument pas le terme de Bébé Aux Besoins Intenses.
Je travaille en grande distribution avec des horaires lourds et j’ai posé ma demande pour un congé parental. Avec deux enfants, je me vois difficilement tenir le rythme entre l’école, la nourrice, le travail et la gestion du foyer.
Juin 2001, je suis en congé maternité, je profite de ce temps de repos avant le grand jour. Je suis une maman autoritariste on peut le dire ainsi. L’éducation bienveillante je ne sais absolument pas ce que c’est, je découvre tout juste que cela existe. Cependant, j’ai l’intuition qu’avec ce bébé qui arrive, je vais devoir fonctionner autrement.
Eté 2001, la petite sœur est bien arrivée, l’allaitement se met en route convenablement mais… c’est un bébé qui ne dort pas du tout dans un lit !!! Impossible de la poser dans le couffin pour se reposer, elle hurle ! Qu’à cela ne tienne, j’ai un porte bébé, elle dormira dedans sinon dans la poussette, dans le siège auto lorsqu’on se déplace et la nuit… dans le lit parental.

La situation s’aggrave

Elle a 6 mois lorsque son papa a un grave accident de la circulation et se retrouve sur un lit médicalisé… dans notre salon. Elle a grandi, elle est toujours aussi compliqué à vivre, dort peu, pleure souvent et moi je m’épuise. Je développe les outils de communication et d’éducation bienveillante aussi bien que me le permet mon passé, cependant il arrive fréquemment que des fessées soient au programme de la journée.

Elle refuse tous les aliments proposés et ne veut que le sein maternel jusqu’à 12 mois. Je m’inquiète évidement de cette situation compliquée. Il m’est bien difficile de tenir la journée à m’occuper de deux jeunes enfants et d’un mari en convalescence en dormant si peu. Je finis par m’écrouler : burn out maternel. (j’aurai ce nom plusieurs années plus tard). Le médecin me prescrit antidépresseur et somnifère. Refusant ce traitement je trouve une solution alternative avant de commencer un travail thérapeutique avec une professionnelle.

Une autre naissance

Je vais mieux, une autre petite sœur arrive pour les 7 ans de la grande et les 3 ans de la seconde.
La demoiselle née en 2001 est toujours très difficile. Elle n’en fait qu’à sa tête, elle parle fort, elle n’est jamais contente, elle fait beaucoup de colère. Heureusement que les deux autres sont plus simples à vivre. Ceci dit, les difficultés que je rencontre en tant que mère m’amène à beaucoup travailler sur moi pour développer des habiletés dans la gestion des situations de crise.

La séparation avec leur père en 2011 ne facilite pas les choses. La tension est de plus en plus grande, elle a évidemment prit de la force physiquement. Elle est toujours aussi difficile à vivre au quotidien, beaucoup de crises, de colère, jamais contente, toujours à râler et à réclamer. C’est épuisant.

Je continue pas à pas à travailler sur mon histoire, j’ai repris un travail avec un thérapeute. Je suis assistante maternelle depuis 2007 et chaque jour est un challenge à surmonter.
De fil en aiguille, au fur et à mesure de mon avancement personnel en thérapie, d’intervention de pédopsychiatre au nettoyage émotionnel en passant par un séminaire avec David Laroche, la relation s’apaise.

Une excellente relation

Aujourd’hui, la relation est très bonne et j’ai eu un retour plus que gratifiant de sa part « maman, je ne sais pas comment tu as fait pour nous élever mais franchement c’est plutôt réussi ». Merci. Elle développe avec ses ami(e)s, les personnes avec lesquelles elle travaille des compétences et une capacité à voir la vie d’une certaine façon et que les autres n’ont pas.

Une clé pour vous aider à recevoir la même gratification : aimer.

Développer votre capacité d’amour sera le meilleur outil au quotidien. Amour pour soi-même et pour votre BABI ou EABI (Enfant Aux Besoins Intenses). Et bien sûr, se faire aider, développer de nouvelles compétences relationnelles, travailler sur soi est indispensable.
Grâce à elle j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup appris sur moi, sur mon fonctionnement et j’ai développé des capacités d’écoute, d’empathie, de gestion de crise, d’organisation, de communication.

Un bébé ou enfant aux besoins intenses est un véritable challenge pour les parents. C’est aussi, à l’arrivée, un magnifique cadeau et un enrichissement incroyable.

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Comment poursuivre l’allaitement en reprenant le travail ?

19 janvier 2018

Pour beaucoup de femmes l’allaitement s’arrête avec la reprise du travail après le congé maternité soit environ 10 semaines après la naissance ce qui est un délai très court. En effet, il faut savoir que l’organisme du petit d’homme est prévu pour être nourri du lait de sa  mère au-delà de 24 mois, avec diversification après 6 mois.(voir les recommandations de l’OMS)

Il est tout à fait possible pour une femme de poursuivre l’allaitement maternel dans la mesure où elle apprend quel est le fonctionnement de la lactation humaine et ce qu’elle doit mettre en place pour réaliser son projet.

Côté technique :

Plus le bébé tête, plus il a de lait. Si le bébé n’est pas là, c’est donc le tire lait qui sera actif pour recueillir le lait maternel. Il est important de choisir un matériel de bonne qualité et qui soit efficace pour procéder à cette opération de façon rapide et agréable. Le tire lait à double pompage étant la meilleure solution, il est possible d’en louer. Les frais de location sont pris en charge par la sécurité sociale.

Le lait ainsi exprimé devra être stocké au frais, vous trouverez toutes les précisions sur ce lien

La personne qui garde le bébé aura besoin d’être informée de la façon dont il faut procéder avec le lait maternel. Une petite fiche explicative est disponible sur ce site.

Côté organisation :

Compte tenu des besoins techniques liés au tirage du lait, il est nécessaire de prévoir un temps au travail pour le faire. La durée est définie dans le droit du travail. Un rendez-vous avec votre direction vous permettra de préparer au mieux l’organisation.

Côté émotionnel :

Tirer son lait est parfois compliqué. La mise en place d’une tétée pour le tire-lait avant la reprise du travail aidera votre organisme à s’habituer. On appelle cela du tire allaitement. Certaines mamans prévoient un body à l’odeur du bébé, une photo, un enregistrement avec ses pleurs (lorsque il demande à manger).

 

Se faire accompagner pour la préparation de ce projet est une excellente solution. Vous pourrez apprendre et poser toutes les questions quant au fonctionnement, à l’organisation. Vous pourrez aussi acquérir les compétences relationnelles afin de présenter cela à votre direction et assurer un accueil chaleureux de la situation.

J’ai accompagné plusieurs femmes dans cette perspective. Pour beaucoup, la durée de l’allaitement est allée au-delà de ce qu’elles espéraient. Elles ont été surprises de l’accueil positif au sein de l’entreprise. Elles ont apprécié ce temps de pause dans la journée de travail pour se connecter à leur bébé. Grâce à la préparation, la reprise du travail s’est faite de façon sereine et détendue.

 

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De bons appuis pour toute la vie

6 septembre 2017

Un jeune enfant qui va commencer à marcher va développer de façon fine les muscles de ses pieds, de ses jambes, de ses cuisses et d’autres encore afin d’acquérir le bon équilibre.

Ceci se fait de façon naturelle et en tant qu’adulte, nous marchons sans y penser.

Qu’en est-il de nos appuis en tant qu’adulte ?

Au delà de nos appuis physiques et même physiologiques, quelles sont les choses importantes dans notre vie ? Quelles sont les choses pour lesquelles nous investissons du temps, de l’énergie au quotidien ?

Nous avons appris pour un grand nombre à baser notre vie sur le travail et la réussite professionnelle. Cela mène aujourd’hui à une épidémie de burn out qui dévaste bien des personnes.

Pour tout le monde, les journées font 24h et les années 365 jours. Ce temps qui nous est mis à disposition passe inévitablement. Une heure perdue, un mois, une année peut difficilement être rattrapée, il est impossible de revenir en arrière.

C’est une prise de conscience parfois douloureuse pour certaines personnes lorsqu’elles constatent que leurs enfants ont grandi et qu’elles n’ont rien vu venir.

 

Avoir plusieurs points d’appui pour un bon équilibre.

Pour vivre pleinement et de façon épanouie sa vie d’adulte il est nécessaire d’avoir des intérêts variés et des soutiens différents. Une autre façon de voir également, tel un arbre, nous développons plusieurs branches.

Quelles sont-elles ?

– la vitalité, l’énergie, elle est indispensable pour le développement de tout le reste.

– le relationnel familial et social.nous permet d’être en relation avec les personnes qui nous entourent.

– relation intime, de couple : nous expérimentons le niveau de relation le plus profond.

– l’argent : sans qui il est plus difficile de vivre quotidiennement dans le monde actuel

– la carrière, le travail professionnel : base actuelle sur celle sur laquelle nous avons majoritairement travaillé.

– les loisirs par lesquels nous profitons de temps de pause

– la contribution au monde qui est bien souvent oubliée

– la gestion du temps  grâce à laquelle tout le reste fonctionne mieux.

Cette liste d’appuis, de « branches » vient du concept « It’s my tree » de Max Piccinini

Chacun de ces points nécessite des actions précises pour un développement optimum.

Lorsque les appuis sont développés de façon insuffisante, l’ensemble de notre structure est plus fragile. Imaginez un pont sur un poteau unique, que ce passerait il si ce poteau cassait ?

C’est ce qui arrive en cas de burn out, c’est l’effondrement.

Comment développer une vie équilibrée ?

En prenant conscience du fait qu’il y a tous les points ci dessus nécessaire à une vie épanouie et épanouissante.

Faire un état des lieux pour chaque appui. Est il assez solide ? Assez développé ?

Mettre en place des actions concrètes qui permettront le renforcement voir même le développement d’un appui inexistant.

En tant que parent il est important d’y réfléchir. En effet, les enfants s’appuient sur les adultes pour grandir tant mentalement qu’émotionnellement.

Vous sentez que votre équilibre manque de stabilité ? Vous aimeriez développer une vie plus harmonieuse ? Nous pouvons faire le point ensemble lors d’un rendez-vous.

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Les grandes découvertes de l’enfant de 0 à 2 ans

21 octobre 2014

Quand il nait, il ne connait presque rien du monde qui l’entoure. Bien sûr il attendu les voix de sa mère et des adultes qui gravitent autour d’elle, il a ressenti des mouvements, des bruits quand il était dans le ventre. A la naissance c’est la grande découverte des lumières, des odeurs, des sons, du toucher, du goût, des sensations physiques de la digestion, des changement de température… un monde inconnu.

Il vit dans le présent, ne connait pas la notion de temps, d’espace, il ne sait pas ce qu’est son corps, qu’il y a lui et d’autres personnes. Les premières semaines sont donc un temps important d’acclimatation à ce nouveau milieu. (ndr : limiter les déplacements, le nombre d’endroit où l’enfant sera amené, le nombre de personne qui s’occuperont de lui, lui permettra d’être plus sécure)

Les premières semaines d’exercices physiques qu’il peut faire à plat dos sont de bouger sans en avoir le contrôle, ses bras, ses jambes. Au fur et à mesure, il comprendra qu’il peut agir sur son bras pour le lever, porter sa main à la bouche, pareil avec ses pieds. Cet apprentissage demande du temps, il est difficile d’imaginer cela de notre vue d’adulte.

 «L’enfant n’a de lui-même comme du monde qui l’entoure qu’une conscience fragmentaire, morcelée : les diverses parties sont, au début, sans rapport entre elles. Cette prise de conscience parcellaire des diverses parties de son corps et des leur possibilité fonctionnelle correspond aux premières ébauches de structuration de la personnalité. Ce n’est que peu à peu, au fur et à mesure que se poursuivent les progrès de coordination, que ces fragments se joignent pour aboutir à une unité »

Cette unité oeil-main-bouche est établie entre 6 et 7 mois. Il a besoin de tout ce temps pour faire le lien entre les éléments. Les liens se font au fur et à mesure de la répétition quotidienne de gestes qui sont naturels et pour lesquels il n’a besoin d’aucune aide.

De la même manière qu’il a découvert son corps en faisant des mouvements réflexes puis contrôlés, il découvrira sa voix. D’abord en étant surpris d’entendre un son sans savoir d’où il vient, puis au fil du temps de contrôler ses cordes vocales et de moduler les sons. C’est une joie pour lui, il voit aussi dans le regard de l’adulte qui est là, les sourires qui accueillent les premières vocalises.

De 1 à 18 mois, l’enfant a besoin d’éliminer tout ce qui est désagréable et cherche ce qui est agréable, ce qui lui procure des sensations de plaisir. Lorsqu’il pleure il est totalement envahit par le malaise, il a besoin d’être rassuré, consolé, il a besoin de retrouver un état de bien être. Il lui faudra plusieurs semaines pour être capable de se consoler seul. De pleurs de douleur ou de malaise, les sources d’insatisfactions évolueront vers les pertes. La perte d’un jeu, de la tétine, de la présence maternelle sont aussi des moments de perte d’un état de bien être. C’est une période où l’enfant est exigeant, ses besoins de présence sont importants surtout les 3 premiers mois. Les soins maternels affectueux favorisent son éveil à la vie et son développement psychomoteur. En l’absence de ceux-ci il pourra développer un plaisir de l’activité pour fuir un sentiment de malaise plutôt que par plaisir de la découverte.

(ndr : Est-ce cette fuite d’un sentiment de malaise qui rendraient certaines personnes sur actives ? Ce sentiment remontrait-il à l’enfance ? On peut se poser la question)

« On voit donc comment l’enfant dont les besoins sont satisfaits peut ressentir les expériences de la vie éveillée comme bienfaisantes et en retour éprouver des sentiments positifs d’amour ; comment au contraire, si ces besoins ne sont pas satisfaits, il peur ressentir ces expériences comme malfaisantes et concevoir à leur égard négativisme et rage »

Ces premiers vécus de nourrisson sont très importants pour faire de la vie une expérience positive.

(ndr : à lire ceci on comprend d’autant plus l’importance du rôle de la mère ou de son substitut dans les premières semaines de vie. C’est elle qui sera là pour rassurer l’enfant, l’aider à apprivoiser ce nouvel environnement qu’est la vie terrestre pour lui. C’est elle qui sera le point de référence pour l’enfant. En conséquence de quoi, il est nécessaire que les mères qui le souhaitent soient soutenues dans cette période sensible.)

Résumé écrit à partir des 3 premiers chapitres du livre de Myriam David « L’enfant de 0 à 2 ans. L’approche psychologique » Editions T.P.M.A – mars 2010

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Le 4 pattes AVANT la position assise

17 octobre 2014

 

La joie du mouvement, c’est le titre d’un DVD diffusé par l’association Pikler Loczy de France pour parler des avantages de la motricité libre et cette joie qu’a l’enfant à se mouvoir de sa propre initiative et par ses propres moyens.

Dès la naissance, il bougera les mains, les bras de manières réflexes. Au fur et à mesure de sa croissance, il suivra des yeux les déplacements autour de lui, cela l’amènera à bouger sa tête de droite à gauche et inversement. Ces mouvements lui permettront de muscler sa nuque en douceur, la tête restant posée au sol.Les mains deviendront plus agiles et il pourra prendre un morceau de tissu. En bougeant ses bras, le tissu bougera créant un mouvement devant son regard.L’enfant peut aussi rester à regarder ses mains, joindre l’une à l’autre, toucher ses doigts, les plier, les déplier et ressentir du plaisir à ces mouvements simples aux yeux d’un adulte et qui ont toute leur importance pour le développement des muscles des doigts, de la main, du poignet. Il prendra plaisir à faire ces exercices.

L’adulte peut avoir l’impression qu’il s’ennuie s’il n’y a pas de jeux, de musique, de lumière qui changent autour de l’enfant. Cependant, c’est dans le calme et une lumière douce qu’il peut le mieux appréhender son corps dans les premières semaines de vie. Il pourra expérimenter les sons en poussant des petits cris, il apprendra à s’entendre, puis à s’écouter, jouant avec sa voix. Cet exercice est impossible pour lui s’il y a des jouets sonores en permanence autour de lui, la radio ou la télévision allumée.

Apprendre à prendre du plaisir avec son corps, c’est un bon moyen d’être bien dans sa peau. Le tout petit passe de longues minutes à faire différents exercices pour se muscler de manière totalement naturelle et sans forcer. Il apprend ses propres limites physiques et les limites de son environnement.

En grandissant, il arrivera à se tourner sur le ventre, après de très nombreux exercices pour se mettre sur le côté en soulevant son dos et en tournant ses hanches musclant ainsi d’autres parties de son corps et toujours en douceur. Une fois sur le ventre, il fera des efforts en étirant ses bras vers l’avant pour attraper un jouet posé près de lui. Puis il se mettra à ramper à plat ventre puis sur les genoux en se déplaçant à 4 pattes. Cette pratique est nécessaire à la bonne musculation de son dos et des ses abdominaux, ce qui lui permettra de s’asseoir et de ses cuisses, ses jambes pour se mettre debout.

Un enfant fait donc du 4 pattes AVANT de s’asseoir et non l’inverse quand l’acquisition de ses mouvements est naturelle et respectée par l’adulte.

Le déplacement à 4 pattes est un élément important pour le développement de l’enfant. Le fait de procéder à des mouvements croisés (jambe gauche / bras droit et jambe droite / bras gauche) connecte les deux hémisphères du cerveau. Des exercices de croisés sont proposés en rééducation et kinésiologie éducative pour favoriser les fonctions cérébrales qui peinent un peu. En connectant le cerveau droit et le cerveau gauche, les connexions internes se forment développant les échanges entre les deux parties. Le cerveau gauche est celui du langage, de l’analyse, du raisonnement logique, du calcul numérique. Le cerveau droit est celui de la perception sensible, du ressenti, des émotions.

Plus l’enfant rampe (à plat ventre et/ou à 4 pattes) plus son dos est musclé pour apprendre à s’asseoir puis à marcher. Quand on voit le nombre d’adultes de nos jours qui ont des problèmes de dos, on se dit qu’il est grand temps que la motricité libre devienne à la mode.

En plus d’avoir un corps musclé, l’enfant qui grandit ainsi sera souple et agile. Il pourra découvrir d’autres positions, d’autres mouvements (grimper des marches, monter à une échelle) en toute sécurité. En effet, lors de son long apprentissage il aura appris la mesure de ses mouvements, il sera prudent et attentionné dans ses nouvelles découvertes motrices et ne se mettra pas en danger. L’enfant sait tomber avant de savoir marcher. C’est un avantage certain pour l’acquisition des premiers pas (des premières chutes) qui peuvent parfois inquiéter les adultes.

L’assurance motrice apporte aussi une assurance psychologique, un confiance en soi plus grande, donc du plaisir et de la joie. La motricité libre se déroule toujours sous le regard bienveillant d’un adulte, l’enfant n’est pas laissé seul. L’adulte est présent sans intervenir, l’enfant peut l’appeler s’il est en difficulté. Cela arrive parfois lors des premiers retournements sur le ventre lorsque l’enfant coince son bras sous son corps et n’arrive pas à le débloquer. L’encouragement et l’attention bienveillante de l’adulte, le rassurant sur ses capacités, l’aidera à se dégager seul.

Un enfant a plaisir à découvrir son corps, il est heureux . L’adulte peut avoir crainte que l’enfant s’ennuie ou vouloir qu’il progresse plus vite et de ce fait lui propose de multiples activités et jouets. Ce n’est pas un besoin de l’enfant, c’est une projection de l’adulte.

C’est pourquoi, pour appliquer la motricité libre, c’est l’adulte qui travaillera le plus pour laisser faire l’enfant sans intervenir. Apprendre à être plutôt qu’à faire.

Connaissiez vous cette pratique ?

Venez en discuter sur la page facebook

 Et retrouvez un article complémentaire sur la motricité libre au parc

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Laisser l’enfant sur le dos

2 octobre 2014

Un nourrisson peut se muscler naturellement de manière douce et sans mouvement brusque quand il est laissé sur le dos. Cette position lui laisse la liberté de mouvoir sa tête de droite à gauche pour fortifier ses muscles sans crispation. Elle lui permet de lever ses bras, d’ensuite pouvoir découvrir ses mains, les observer. Puis vient le tour de l’observation des pieds qu’il peut lever et amener à lui. Il fera aussi des mouvements de rotation sur les côtés faisant ainsi travailler les muscles obliques. Les heures passées à faire ses exercices de musculation sans effort durant plusieurs semaines lui assureront pour l’avenir un tonus musculaire plus important lui permettant d’évoluer vers les positions de retournement puis de déplacement sur le ventre,

De cette position et de cette liberté de mouvement sans entrave nait également un sentiment de satisfaction, et de compétence, grandement nécessaire en grandissant pour continuer ses apprentissages.

Résumé partiel du document N°68 « Mouvements négligés » Dr Emmi Pikler 1981

J’ai pu observé un petit garçon qui avait souffert à l’accouchement, il avait eu un gros hématome au niveau de la nuque. Le médecin avait recommandé d’être très prudent et vigilent sur le maintien de sa tête afin qu’il n’ait pas de séquelle plus tard. Dès les premières semaines, il était posé sur le dos, musclant naturellement sa tête en la tournant de droite à gauche. Il a passé de longues minutes à observer ses mains, plier, déplier ses doigts un à un, tourner ses poignets. Et moi, d’aussi longues minutes d’observation avec bonheur de le voir faire méticuleusement chacun de ses gestes.

A l’âge d’un an le médecin qui l’avait vu nourrisson a été très surpris de l’état de sa nuque, aucune séquelle de l’hématome, la tête était parfaitement mobile.

En grandissant, il a développé des capacités en motricité fine impressionnante, démontant et remontant le téléphone portable de sa mère avec un petit tournevis, il avait 4 ans je crois (il avait pour modèle son père qui le faisait sur des ordinateurs).

C’est aujourd’hui un petit garçon de 7 ans, très musclé, qui ne s’est jamais blessé en tombant, même lorsqu’il a fait un soleil avec son vélo passant par dessus le guidon.

Bien sûr, le respect du développement de l’enfant en motricité libre ne signifie pas qu’il sera totalement exempt de douleurs, de crispations à l’âge adulte, cependant les réflexes dynamiques et posturaux auront été acquis naturellement assurant des mouvements souples et harmonieux.

Une autre observation d’une petite fille qui a eu une naissance difficile également avec spatules. Elle a grandit sans la motricité libre, inconnue à l’époque de ses parents et de l’assistante maternelle. A 11 ans, en 6ème, elle fait une première sciatalgie, le dos bloqué, une pointe douloureuse dans la fesse, le médecin prescrit des séances de kiné. Elle ira  une fois les séances de kiné finies, presque tous les mois durant plus d’un an chez l’ostéopathe pour cause de déplacement au niveau du dos. Rien n’y fait, les douleurs sont régulières, le dos se bloque souvent. Heureusement, sa maman découvre la rééducation dynamique et posturale, outil magnifique pour remédier à l’absence de fonctionnement de certains muscles. Les muscles de la nuque de fonctionnent pas tous, elle ne peut pas projeter sa tête en avant sans un mouvement d’épaule. Sa jambe gauche réagit moins (visible en séance de patinage où seule la jambe droite peut la propulser). D’autres points sont travaillés également au niveau du dos. Après 2 fois 6 semaines de travail 2 fois par semaine sur des mouvements précis, les blocages cessent.

Soyez rassuré si vous découvrez seulement aujourd’hui la motricité libre pour votre enfant, ce qu’il n’a pas été acquis pourra être récupéré par ce type de rééducation.

Prolongez votre découverte avec l’article « le 4 pattes avant la position assise »

 

 

 

 

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La motricité libre : même au parc

La motricité libre peut s’appliquer partout quand les enfants grandissent

motricité libre au parc

, même en dehors de la maison.

Les enfants sont souvent ravis d’aller dans les parcs où ils trouvent des bacs, à sable, des jeux, des toboggans et autres mini murs d’escalade.

Ces espaces de jeux sont aussi un moment pour l’enfant de découvrir son corps autrement, il devra tester ses capacités à monter un petit escalier ou une échelle. Il testera son équilibre en marchant sur une poutre.

S’il ne sait pas monter seul l’échelle pour accéder au toboggan, ne l’y mettez pas, et chercher un toboggan plus petit qu’il pourra monter et descendre par lui même. L’enfant aime faire plusieurs fois les mêmes gestes, les même trajets, c’est une manière pour lui d’ancrer un ressenti, un plaisir, de tester ses capacités motrices.

La place de l’adulte est auprès de lui, au moment des découvertes plus hasardeuses.Par exemple sur cette photo, juste derrière lui le temps qu’il monte l’escalier, puis sur le côté pour éviter qu’il tombe de la plateforme. Quand il est sur le toboggan, vous pouvez le laisser trouver lui même la position adéquate pour glisser tout en étant attentif à ses mouvements pour pouvoir le rattraper en cas de besoin.

Sur une poutre, l’adulte tient sa main à sa disposition pour qu’il s’y accroche, s’il le souhaite. C’est toujours l’enfant qui doit faire le choix. Au fur et à mesure de l’entrainement, il lâchera la main de l’adulte lorsqu’il se sentira plus sûr. Dans certains parcs, on peut trouver des poutres au sol, l’enfant peut donc s’entrainer seul à monter, descendre, marcher, le risque de chute entrainant une blessure est minime. D’ailleurs, les enfants aiment souvent marcher sur le bord du trottoir, c’est un moyen pour eux d’apprivoiser le vide à côté de leurs pieds.

Élever un petit selon ce fonctionnement demande à l’adulte d’avoir confiance dans les capacités naturelles de l’enfant. Cela peut nécessiter un travail sur soi préalable pour lâcher certaines peurs. Pour les parents, il est plus facile de commencer l’approche de la motricité libre avec un nourrisson, l’adulte évoluant au même rythme que lui, la progression se fait en douceur.

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Le plus beau des cadeaux pour un nouveau né

Quand un enfant arrive dans une famille, c’est la joie, l’effervescence et une pluie de cadeaux plus ou moins utiles qui tombent sur le nouvel arrivant et ses parents.

L’un des plus beau cadeau qui soit pour l’enfant, c’est une présence aimante,  celle de sa mère, de son père ou d’une personne de substitution.

J’encourage souvent les parents à faire une liste de naissance avec des choses peu courantes comme :

– des heures de ménage, de repassage

– un repas équilibré servi à domicile

– des heures de promenade ou des sorties avec les grands

– une cagnotte pour permettre à la maman de rester une semaine ou deux de plus à la maison pour prolonger l’allaitement avant la reprise du travail

Vous aurez certainement d’autres idées.

Si vous offrez un soin, pensez à y joindre la garde du bébé pendant le temps du soin.

Le bébé a-t-il besoin de 15 pyjamas ? de 4 paires de chaussons ? Par contre, des paquets de couches peuvent être apprécié, ou pour les parents qui le souhaitent, des couches lavables.

Et puis pourquoi pas offrir une séance découverte sur la motricité libre ou la pédagogie Montessori ? une séance pour apprendre le portage en écharpe ? ou un atelier de massage bébé ?

Il existe plein d’alternative aux jouets et objets dont le bébé n’aura que faire.

 

 

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Avancer dans la vie sans stresser

 

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