La famille rêvée

Chaque personne, chaque couple avant l’arrivée d’un enfant a une représentation de la famille rêvée, idéale. Ce qui semble parfait pour l’un peut sembler totalement désagréable pour l’autre. Lorsqu’il y a de grandes différences sur cette vision, c’est là que les problèmes peuvent surgir. Cependant, il existe un moyen d’avoir véritablement la famille de ses rêves.

La première chose va être de poser noir sur blanc, autrement dit par écrit, quelles sont vos valeurs les plus importantes. Qu’est ce qui compte le plus pour vous ? Que les enfants jouent, rient, sautent ? Que le foyer soit toujours propre et rangé ? Que les repas soient équilibrés ? Que vous ayez du temps pour votre vie de couple ? Que votre jardin fasse l’admiration de tout le voisinage ? Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, il y a ce qui vous convient, ce qui ne vous convient pas. Ceci est à faire, chacun de son côté, puis en couple.

Une fois cette liste faite, vous pourrez voir s’il y a des différences et parfois des valeurs, des besoins difficilement consciliables. Vous pourrez ainsi réfléchir aux possibilités qui s’offrent à vous pour composer la vie rêvée. Pensez à noter le temps, les finances nécessaires à chaque réalisation. Avoir un jardin anglais est certe très joli, il demande aussi beaucoup d’heures de travail, avez vous les heures disponibles ? ou les finances pour payer le jardinier qui fera l’entretien ?

En prenant soin de poser de façon claire, précise, chiffrée chaque point de votre famille de rêve, vous pourrez poser les actions nécessaires à la réalisation. Peut être, faudra-t-il ajouter des étapes. Peut être devrez vous revoir votre rêve pour qu’il soit réalisable rapidement et réfléchir à un rêve plus grand ensuite.

Voici une petite vidéo qui va vous éclairer.

 

 

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La famille réelle

La famille réelle

Après avoir parfois imaginé une famille rêvée, la famille réelle laisse certains parents dans un flou important. L’arrivée d’un enfant est une véritable source de questionnement permanent. Est-ce que je fais bien de le laisser dans sa chambre pour dormir ? Que faut-il choisir comme jeux pour qu’il s’éveille ? Comment faire quand il ne veut pas manger ? Pourquoi il ne m’écoute pas lorsque je lui demande de mettre son manteau ? Les questions évoluent en variétés et en complexité en fonction de l’âge.

La fonction parentale est sans doute la plus complexe qui soit. Soyez bienveillant(e) envers vous même. Vos enfants vont chercher à vous faire évoluer, grandir. Vous allez avoir à développer vos compétences en bienveillance (d’abord vis à vis de vous même). Votre patience sera mise à l’épreuve afin de devenir de plus en plus vaste. Vous aurez à poser des limites claires, précises, compréhensibles et applicables. Et surtout, vous devrez prendre soin de toujours mettre l’ingrédient principal : l’amour.

Votre enfant ne veut pas manger ? Sauf souci de santé particulier, un enfant ne se laissera pas mourir de faim. C’est à vous de définir le cadre de ce que vous autorisez. Acceptez vous qu’il déambule dans le logement en mangeant ? à vous de choisir et de maintenir fermement avec amour et bienveillance votre choix. Vous pouvez lui laisser à disposition des fruits, des légumes crus qu’il pourra consommer ainsi que de l’eau.

Votre enfant ne vous écoute pas lorsque vous lui demandez de mettre son manteau ? A-t-il entendu, compris votre message ? Comment avez vous formulé votre demande ? Etiez vous agacé(e) ? Un enfant peut être prit dans son jeu, ses pensées. L’adulte peut poser la main sur le bras ou l’épaule de l’enfant, obtenir un contact visuel pour être certain que le lien est fait avant de pouvoir exprimer verbalement la demande. Une fois la demande exprimée, pensez à demander à l’enfant s’il a bien compris. Il a le droit de refuser de mettre son manteau, c’est un passage d’opposition pour affirmer sa personnalité. Dans ce cas, restez détendu en disant « ok, moi je prends mon manteau, il fait froid dehors ». L’enfant se rendra compte par lui même de la température extérieure et voudra se couvrir. Je vous invite à regarder la petite vidéo où je parle de cette expérience vécue avec un enfant de 3 ans.

L’enfant est un être en croissance, il a besoin de repères stables et sécurisants pour grandir sereinement. Si vous vous sentez bousculé et peu à l’aise, osez le dire et demandez de l’aide.

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Les grandes découvertes de l’enfant de 0 à 2 ans

21 octobre 2014

Quand il nait, il ne connait presque rien du monde qui l’entoure. Bien sûr il attendu les voix de sa mère et des adultes qui gravitent autour d’elle, il a ressenti des mouvements, des bruits quand il était dans le ventre. A la naissance c’est la grande découverte des lumières, des odeurs, des sons, du toucher, du goût, des sensations physiques de la digestion, des changement de température… un monde inconnu.

Il vit dans le présent, ne connait pas la notion de temps, d’espace, il ne sait pas ce qu’est son corps, qu’il y a lui et d’autres personnes. Les premières semaines sont donc un temps important d’acclimatation à ce nouveau milieu. (ndr : limiter les déplacements, le nombre d’endroit où l’enfant sera amené, le nombre de personne qui s’occuperont de lui, lui permettra d’être plus sécure)

Les premières semaines d’exercices physiques qu’il peut faire à plat dos sont de bouger sans en avoir le contrôle, ses bras, ses jambes. Au fur et à mesure, il comprendra qu’il peut agir sur son bras pour le lever, porter sa main à la bouche, pareil avec ses pieds. Cet apprentissage demande du temps, il est difficile d’imaginer cela de notre vue d’adulte.

 «L’enfant n’a de lui-même comme du monde qui l’entoure qu’une conscience fragmentaire, morcelée : les diverses parties sont, au début, sans rapport entre elles. Cette prise de conscience parcellaire des diverses parties de son corps et des leur possibilité fonctionnelle correspond aux premières ébauches de structuration de la personnalité. Ce n’est que peu à peu, au fur et à mesure que se poursuivent les progrès de coordination, que ces fragments se joignent pour aboutir à une unité »

Cette unité oeil-main-bouche est établie entre 6 et 7 mois. Il a besoin de tout ce temps pour faire le lien entre les éléments. Les liens se font au fur et à mesure de la répétition quotidienne de gestes qui sont naturels et pour lesquels il n’a besoin d’aucune aide.

De la même manière qu’il a découvert son corps en faisant des mouvements réflexes puis contrôlés, il découvrira sa voix. D’abord en étant surpris d’entendre un son sans savoir d’où il vient, puis au fil du temps de contrôler ses cordes vocales et de moduler les sons. C’est une joie pour lui, il voit aussi dans le regard de l’adulte qui est là, les sourires qui accueillent les premières vocalises.

De 1 à 18 mois, l’enfant a besoin d’éliminer tout ce qui est désagréable et cherche ce qui est agréable, ce qui lui procure des sensations de plaisir. Lorsqu’il pleure il est totalement envahit par le malaise, il a besoin d’être rassuré, consolé, il a besoin de retrouver un état de bien être. Il lui faudra plusieurs semaines pour être capable de se consoler seul. De pleurs de douleur ou de malaise, les sources d’insatisfactions évolueront vers les pertes. La perte d’un jeu, de la tétine, de la présence maternelle sont aussi des moments de perte d’un état de bien être. C’est une période où l’enfant est exigeant, ses besoins de présence sont importants surtout les 3 premiers mois. Les soins maternels affectueux favorisent son éveil à la vie et son développement psychomoteur. En l’absence de ceux-ci il pourra développer un plaisir de l’activité pour fuir un sentiment de malaise plutôt que par plaisir de la découverte.

(ndr : Est-ce cette fuite d’un sentiment de malaise qui rendraient certaines personnes sur actives ? Ce sentiment remontrait-il à l’enfance ? On peut se poser la question)

« On voit donc comment l’enfant dont les besoins sont satisfaits peut ressentir les expériences de la vie éveillée comme bienfaisantes et en retour éprouver des sentiments positifs d’amour ; comment au contraire, si ces besoins ne sont pas satisfaits, il peur ressentir ces expériences comme malfaisantes et concevoir à leur égard négativisme et rage »

Ces premiers vécus de nourrisson sont très importants pour faire de la vie une expérience positive.

(ndr : à lire ceci on comprend d’autant plus l’importance du rôle de la mère ou de son substitut dans les premières semaines de vie. C’est elle qui sera là pour rassurer l’enfant, l’aider à apprivoiser ce nouvel environnement qu’est la vie terrestre pour lui. C’est elle qui sera le point de référence pour l’enfant. En conséquence de quoi, il est nécessaire que les mères qui le souhaitent soient soutenues dans cette période sensible.)

Résumé écrit à partir des 3 premiers chapitres du livre de Myriam David « L’enfant de 0 à 2 ans. L’approche psychologique » Editions T.P.M.A – mars 2010

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La motricité libre : même au parc

La motricité libre peut s’appliquer partout quand les enfants grandissent

motricité libre au parc

, même en dehors de la maison.

Les enfants sont souvent ravis d’aller dans les parcs où ils trouvent des bacs, à sable, des jeux, des toboggans et autres mini murs d’escalade.

Ces espaces de jeux sont aussi un moment pour l’enfant de découvrir son corps autrement, il devra tester ses capacités à monter un petit escalier ou une échelle. Il testera son équilibre en marchant sur une poutre.

S’il ne sait pas monter seul l’échelle pour accéder au toboggan, ne l’y mettez pas, et chercher un toboggan plus petit qu’il pourra monter et descendre par lui même. L’enfant aime faire plusieurs fois les mêmes gestes, les même trajets, c’est une manière pour lui d’ancrer un ressenti, un plaisir, de tester ses capacités motrices.

La place de l’adulte est auprès de lui, au moment des découvertes plus hasardeuses.Par exemple sur cette photo, juste derrière lui le temps qu’il monte l’escalier, puis sur le côté pour éviter qu’il tombe de la plateforme. Quand il est sur le toboggan, vous pouvez le laisser trouver lui même la position adéquate pour glisser tout en étant attentif à ses mouvements pour pouvoir le rattraper en cas de besoin.

Sur une poutre, l’adulte tient sa main à sa disposition pour qu’il s’y accroche, s’il le souhaite. C’est toujours l’enfant qui doit faire le choix. Au fur et à mesure de l’entrainement, il lâchera la main de l’adulte lorsqu’il se sentira plus sûr. Dans certains parcs, on peut trouver des poutres au sol, l’enfant peut donc s’entrainer seul à monter, descendre, marcher, le risque de chute entrainant une blessure est minime. D’ailleurs, les enfants aiment souvent marcher sur le bord du trottoir, c’est un moyen pour eux d’apprivoiser le vide à côté de leurs pieds.

Élever un petit selon ce fonctionnement demande à l’adulte d’avoir confiance dans les capacités naturelles de l’enfant. Cela peut nécessiter un travail sur soi préalable pour lâcher certaines peurs. Pour les parents, il est plus facile de commencer l’approche de la motricité libre avec un nourrisson, l’adulte évoluant au même rythme que lui, la progression se fait en douceur.

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Le plus beau des cadeaux pour un nouveau né

Quand un enfant arrive dans une famille, c’est la joie, l’effervescence et une pluie de cadeaux plus ou moins utiles qui tombent sur le nouvel arrivant et ses parents.

L’un des plus beau cadeau qui soit pour l’enfant, c’est une présence aimante,  celle de sa mère, de son père ou d’une personne de substitution.

J’encourage souvent les parents à faire une liste de naissance avec des choses peu courantes comme :

– des heures de ménage, de repassage

– un repas équilibré servi à domicile

– des heures de promenade ou des sorties avec les grands

– une cagnotte pour permettre à la maman de rester une semaine ou deux de plus à la maison pour prolonger l’allaitement avant la reprise du travail

Vous aurez certainement d’autres idées.

Si vous offrez un soin, pensez à y joindre la garde du bébé pendant le temps du soin.

Le bébé a-t-il besoin de 15 pyjamas ? de 4 paires de chaussons ? Par contre, des paquets de couches peuvent être apprécié, ou pour les parents qui le souhaitent, des couches lavables.

Et puis pourquoi pas offrir une séance découverte sur la motricité libre ou la pédagogie Montessori ? une séance pour apprendre le portage en écharpe ? ou un atelier de massage bébé ?

Il existe plein d’alternative aux jouets et objets dont le bébé n’aura que faire.

 

 

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