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Comment j’ai vécu avec un BABI (Bébé Aux Besoins Intenses)

24 janvier 2018

Vivre avec un BABI

Nous sommes en 2001, je suis enceinte de mon deuxième enfant, la grande a 3 ans ½. Elle aura 4 ans lorsque la petite sœur arrivera. Je ne connais absolument pas le terme de Bébé Aux Besoins Intenses.
Je travaille en grande distribution avec des horaires lourds et j’ai posé ma demande pour un congé parental. Avec deux enfants, je me vois difficilement tenir le rythme entre l’école, la nourrice, le travail et la gestion du foyer.
Juin 2001, je suis en congé maternité, je profite de ce temps de repos avant le grand jour. Je suis une maman autoritariste on peut le dire ainsi. L’éducation bienveillante je ne sais absolument pas ce que c’est, je découvre tout juste que cela existe. Cependant, j’ai l’intuition qu’avec ce bébé qui arrive, je vais devoir fonctionner autrement.
Eté 2001, la petite sœur est bien arrivée, l’allaitement se met en route convenablement mais… c’est un bébé qui ne dort pas du tout dans un lit !!! Impossible de la poser dans le couffin pour se reposer, elle hurle ! Qu’à cela ne tienne, j’ai un porte bébé, elle dormira dedans sinon dans la poussette, dans le siège auto lorsqu’on se déplace et la nuit… dans le lit parental.

La situation s’aggrave

Elle a 6 mois lorsque son papa a un grave accident de la circulation et se retrouve sur un lit médicalisé… dans notre salon. Elle a grandi, elle est toujours aussi compliqué à vivre, dort peu, pleure souvent et moi je m’épuise. Je développe les outils de communication et d’éducation bienveillante aussi bien que me le permet mon passé, cependant il arrive fréquemment que des fessées soient au programme de la journée.

Elle refuse tous les aliments proposés et ne veut que le sein maternel jusqu’à 12 mois. Je m’inquiète évidement de cette situation compliquée. Il m’est bien difficile de tenir la journée à m’occuper de deux jeunes enfants et d’un mari en convalescence en dormant si peu. Je finis par m’écrouler : burn out maternel. (j’aurai ce nom plusieurs années plus tard). Le médecin me prescrit antidépresseur et somnifère. Refusant ce traitement je trouve une solution alternative avant de commencer un travail thérapeutique avec une professionnelle.

Une autre naissance

Je vais mieux, une autre petite sœur arrive pour les 7 ans de la grande et les 3 ans de la seconde.
La demoiselle née en 2001 est toujours très difficile. Elle n’en fait qu’à sa tête, elle parle fort, elle n’est jamais contente, elle fait beaucoup de colère. Heureusement que les deux autres sont plus simples à vivre. Ceci dit, les difficultés que je rencontre en tant que mère m’amène à beaucoup travailler sur moi pour développer des habiletés dans la gestion des situations de crise.

La séparation avec leur père en 2011 ne facilite pas les choses. La tension est de plus en plus grande, elle a évidemment prit de la force physiquement. Elle est toujours aussi difficile à vivre au quotidien, beaucoup de crises, de colère, jamais contente, toujours à râler et à réclamer. C’est épuisant.

Je continue pas à pas à travailler sur mon histoire, j’ai repris un travail avec un thérapeute. Je suis assistante maternelle depuis 2007 et chaque jour est un challenge à surmonter.
De fil en aiguille, au fur et à mesure de mon avancement personnel en thérapie, d’intervention de pédopsychiatre au nettoyage émotionnel en passant par un séminaire avec David Laroche, la relation s’apaise.

Une excellente relation

Aujourd’hui, la relation est très bonne et j’ai eu un retour plus que gratifiant de sa part « maman, je ne sais pas comment tu as fait pour nous élever mais franchement c’est plutôt réussi ». Merci. Elle développe avec ses ami(e)s, les personnes avec lesquelles elle travaille des compétences et une capacité à voir la vie d’une certaine façon et que les autres n’ont pas.

Une clé pour vous aider à recevoir la même gratification : aimer.

Développer votre capacité d’amour sera le meilleur outil au quotidien. Amour pour soi-même et pour votre BABI ou EABI (Enfant Aux Besoins Intenses). Et bien sûr, se faire aider, développer de nouvelles compétences relationnelles, travailler sur soi est indispensable.
Grâce à elle j’ai beaucoup, beaucoup, beaucoup appris sur moi, sur mon fonctionnement et j’ai développé des capacités d’écoute, d’empathie, de gestion de crise, d’organisation, de communication.

Un bébé ou enfant aux besoins intenses est un véritable challenge pour les parents. C’est aussi, à l’arrivée, un magnifique cadeau et un enrichissement incroyable.

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Comment poursuivre l’allaitement en reprenant le travail ?

19 janvier 2018

Pour beaucoup de femmes l’allaitement s’arrête avec la reprise du travail après le congé maternité soit environ 10 semaines après la naissance ce qui est un délai très court. En effet, il faut savoir que l’organisme du petit d’homme est prévu pour être nourri du lait de sa  mère au-delà de 24 mois, avec diversification après 6 mois.(voir les recommandations de l’OMS)

Il est tout à fait possible pour une femme de poursuivre l’allaitement maternel dans la mesure où elle apprend quel est le fonctionnement de la lactation humaine et ce qu’elle doit mettre en place pour réaliser son projet.

Côté technique :

Plus le bébé tête, plus il a de lait. Si le bébé n’est pas là, c’est donc le tire lait qui sera actif pour recueillir le lait maternel. Il est important de choisir un matériel de bonne qualité et qui soit efficace pour procéder à cette opération de façon rapide et agréable. Le tire lait à double pompage étant la meilleure solution, il est possible d’en louer. Les frais de location sont pris en charge par la sécurité sociale.

Le lait ainsi exprimé devra être stocké au frais, vous trouverez toutes les précisions sur ce lien

La personne qui garde le bébé aura besoin d’être informée de la façon dont il faut procéder avec le lait maternel. Une petite fiche explicative est disponible sur ce site.

Côté organisation :

Compte tenu des besoins techniques liés au tirage du lait, il est nécessaire de prévoir un temps au travail pour le faire. La durée est définie dans le droit du travail. Un rendez-vous avec votre direction vous permettra de préparer au mieux l’organisation.

Côté émotionnel :

Tirer son lait est parfois compliqué. La mise en place d’une tétée pour le tire-lait avant la reprise du travail aidera votre organisme à s’habituer. On appelle cela du tire allaitement. Certaines mamans prévoient un body à l’odeur du bébé, une photo, un enregistrement avec ses pleurs (lorsque il demande à manger).

 

Se faire accompagner pour la préparation de ce projet est une excellente solution. Vous pourrez apprendre et poser toutes les questions quant au fonctionnement, à l’organisation. Vous pourrez aussi acquérir les compétences relationnelles afin de présenter cela à votre direction et assurer un accueil chaleureux de la situation.

J’ai accompagné plusieurs femmes dans cette perspective. Pour beaucoup, la durée de l’allaitement est allée au-delà de ce qu’elles espéraient. Elles ont été surprises de l’accueil positif au sein de l’entreprise. Elles ont apprécié ce temps de pause dans la journée de travail pour se connecter à leur bébé. Grâce à la préparation, la reprise du travail s’est faite de façon sereine et détendue.

 

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