Archive Monthly Archives: novembre 2012

Maternité, féminité, société


Il n’est pas toujours facile d’être femme.

Quelle est la place de la femme dans la société actuelle ?

De quelle femme s’agit-il exactement ?

Comment peut se vivre l’aventure de la maternité dans sa globalité quand la société ne laisse que peu de place à son expression ?

Que savent les femmes de leur corps ?

Nous vivons dans un système régit par les hommes et pour les hommes. Les femmes depuis quelques décennies s’y font une place à coup de droit de vote, de droit d’avortement, droit d’intégrer certains corps d’armée…

Mais finalement que connaissons-nous de nous même en temps que femme ?

Nous sentons-nous seulement femme ? Fille, en tant que fille d’un père et d’une mère, fille en tant que membre féminin de l’espèce humaine, mère peut-être, épouse…

La voie vers la féminité commence dès la naissance. Bien souvent les filles sont élevées différemment des garçons. Elles ne suivent pas forcément le même type d’étude.

Au moment de la puberté, la grande découverte du fonctionnement de son corps n’est pas toujours bien vécue car insuffisamment préparée ou accompagnée. En plus, la nature nous a doté d’un outil magnifique qu’il est bon de connaître : le fonctionnement du cycle menstruel. Il est important que les filles connaissent leur corps, comment il fonctionne ce sont tout autant d’informations qu’elles doivent recevoir pour éviter une grossesse précoce non choisie ou un avortement, toujours traumatisant.

Une fois devenue adulte nous nous retrouvons devant des choix bien difficiles à faire :

  • travailler et mettre à profit des années d’études parfois longues

  • être mère et materner suivant notre souhait

Le dilemme est parfois difficile à résoudre, d’autant plus quand le conjoint, les familles imposent un choix contraire à notre ressenti.

La maternité est une grande aventure qui en englobe plusieurs :

la conception

  • la grossesse

  • l’allaitement

  • le maternage

  • l’éducation

Certaines femmes se sentiront prêtes pour certaines phases de cette aventure et beaucoup moins pour d’autres, à chacune de trouver sa voie, celle qu’elle suivra avec plaisir et bonheur.

Pour toutes ces phases, il y a des moments heureux d’autres moins, des passages difficiles après lesquels on se sent plus forte s’ils ont pu être traversés avec aisance.

L’accouchement en est un, avec son lot de préjugé « tu accoucheras dans la douleur ! » qui laisse peu de place au dépassement de soi.

Il y en a un, tout particulièrement difficile, c’est celui qui arrive parfois après l’accouchement voire plusieurs semaines après : le burn out maternel

Décrit par Violaine Guéritaut dans son livre « le burn out maternel ou la fatigue émotionnelle des femmes », ce passage est mal connu du grand public et du personnel médical. Beaucoup de femmes le traversent en ayant honte d’en parler. Elles se sentent seules, n’osent pas aborder le sujet avec d’autres femmes et leur conjoint reste souvent sans réponse face à leur détresse, faute de savoir quoi faire ou ne pas faire.

C’est la jeune mère (jeune dans le sens où elle vient d’accoucher) qui dit  « de toute façon, je n’arrive à rien » après avoir oublié quelque chose d’important pour un membre de sa famille, « je suis fatiguée, j’en peux plus » et qui continue de préparer le dîner, de laver la vaisselle ou de ranger le linge.

La société ne connaît plus la réalité des besoins du corps et de l’esprit après un accouchement ; sitôt sortie de la maternité, la femme doit reprendre toutes ses activités ménagères, parentales, matrimoniales et surtout avec le sourire en plus d’avoir un bébé en pleine forme et qui « fait ses nuits ».

Il fut une époque dans certaines sociétés où il y avait une période de 40 jours postpartum pendant laquelle la femme restait au repos puis il y avait la fête des relevailles lors de laquelle elle réintégrait la communauté. Certaines sociétés non occidentalisées le font encore. Un soin tout particulier est apporté à la mère, au couple pour la bonne mise en place de l’allaitement, de l’attachement mère enfant si important pour les années qui suivront.

Un bébé ne doit pas nécessairement pleurer, cela ne fait pas les poumons comme on peut encore l’entendre, les poumons ne sont pas un muscle. Le bébé a besoin de calme, de respect de ses besoins physiologiques : nourriture, chaleur, absence de douleur, propreté, attention des adultes qui s’occupent de lui.

Ce dernier point n’est d’ailleurs pas le moins important comme le dit Arthur Janov en expliquant qu’on doit être au service d’un enfant jusqu’à 6 mois. Si on lui fait attendre longtemps la tétée, si on le laisse pleurer alors qu’il a un malaise, il se croit abandonné. Emmi Pickler dans ses observations et son travail au pensionnat de Loczy a aussi noté l’importance de l’attention que l’adulte porte à l’enfant.

Maria Montessori fait le même constat quand elle explique que les adultes doivent être observateurs de l’apprentissage de l’enfant et ne pas agir à sa place.

L’attention est une chose que la mère donne sans compter, et surtout elle donne toujours au delà de ses capacités et peut fonctionner avec des réserves plus que vide. Ce fonctionnement abouti à un moment à un détachement où elle ne prendra plus soin de son bébé, de sa famille au même titre qu’un bébé ne pleure plus à force d’absence de réponse de ces parents.

On peut assister actuellement au retour du féminin, des cercles de femmes, des tentes rouges, des soins spécialement pour les femmes comme les soins rebozo… Tout autant d’activités qui naissent, re-naissent afin que la mère puisse se reconnecter avec son féminin, que la mère soit de nouveau femme quand elle a oublié cette partie d’elle-même, oubli qui crée le malaise. Cette découverte ou re-découverte, cette naissance ou re-naissance est aussi bénéfique à l’homme, au père. Le conjoint peut être craintif à l’idée que sa compagne ouvre la porte de son féminin, celui qui a été oublié. Le partage au sein du couple aidera à la transition et l’homme profitera aussi de l’évolution amenée par sa compagne dans la mesure où il est prêt à lui même évoluer et là, c’est un autre sujet.




Share

La Parentalité, un chemin d’évolution

LA PARENTALITE, UN CHEMIN D’EVOLUTION

S’il y a des fonctions qui s’apprennent sur le tas, celle d’être parent en fait bien partie.

Dès le démarrage de la grossesse, les questions arrivent. Parfois même elles arrivent avant la conception lorsqu’il y a des difficultés à avoir un bébé. Et des questions, il y en a tout au long de la croissance de l’enfant, de son évolution, de son développement…

Être parent ! Voilà une chose qui nous amène à faire pleins d’activités diverses et variées et cependant toujours une interrogation : est-ce que je suis un bon parent ? Est-ce que je fais bien ce qu’il y a à faire pour mon enfant ?

A chaque fois, deux verbes reviennent : être et faire.

Pour le côté « faire », beaucoup, beaucoup d’informations, de livres, de forum, de conférences, de conseils en tous genres, de tout le monde parfois même de personnes qui ne sont pas parents.

Pour le côté « être », là c’est plus difficile, ça coince et oui, il faut s’écouter ! Exercice peut courant dans certaines familles. Être, c’est un état, une énergie qui nous anime, que l’on dégage, une sensibilité plus ou moins importante, une façon de vivre la vie, de l’appréhender.

Depuis 15 ans que je suis mère, que je lis beaucoup, discute souvent, partage énormément, apprend tout le temps sur la parentalité il y a une chose que je n’ai pas trouvé ailleurs que dans l’expérience de la vie c’est bien cette question d’énergie, d’état d’être particulier, d’amour, de bienveillance, d’écoute, d’humilité.

Depuis 8 ans que j’accompagne des femmes pour l’allaitement maternel et la petite enfance, j’ai toujours ce plaisir à amener la mère vers cet état de confiance en la vie, en sa capacité, en celle de son bébé à réussir.

Quel bonheur de voir un bébé s’endormir, le sourire aux lèvres et la goutte de lait au coin de la bouche après avoir réussi à téter correctement alors que sa maman est arrivée en pleurs avec lui dans les bras, désemparée de ne pas arriver à l’allaiter.

Quelle joie de voir une petite contente d’avoir réussi à se déplacer pour prendre un objet grâce aux encouragements et à la confiance que l’on a en elle sur ses capacités alors qu’elle grognait de frustration.

Que de plaisir d’entendre pour réponse d’un jeune enfant à ma question quand je pars « veux tu me faire un bisou ? » « non, un câlin ! » quand j’avais eu en guise de « bonjour » une mou de mécontentement.

Alors, cette énergie, cet état comment y arriver ?

SAVOIR COMMENT LE CORPS FONCTIONNE

La grossesse, l’accouchement, l’allaitement sont des processus physiologiques. Le corps est fait pour cela instinctivement. Cependant, dans notre société, les instincts se sont plutôt perdus laissant place au savoir technologique et médical.

Lors de ces états que la femme traverse, elle ressent des émotions, des changements et régulièrement se sent en décalage avec ce qu’elle entend, lit sur le sujet. Elle va alors éventuellement chercher à discuter avec d’autres mères qui ont traversé cet état afin de connaître leurs expériences et s’en enrichir.

Les réunions, les forums d’informations sur la grossesse, l’allaitement permettent justement d’apprendre énormément sur le fonctionnement physiologique. Les apports de professionnels de santé ou de membres associations spécialisées ajoutent des connaissances sur la partie « technique » comme le fonctionnement des muscles du périnée, ou celui de la glande mammaire.

Ces échanges avec d’autres mères amèneront des informations jugées positives ou négatives laissant quelques fois perplexe devant la diversité des expériences et des émotions vécues par les unes et les autres.

Et c’est bien là qu’est la richesse ! Le corps fonctionne d’une manière similaire chez tous les êtres humains et cependant chaque être humain est différent d’un autre et l’expérience reste unique à chacun.

Toute cette connaissance de la « mécanique » du corps humain ne répond pas toujours à ce vide, ce manque, ce quelque chose qu’il est difficile de nommer, que l’on peut chercher désespérément parfois partout à l’extérieur et qui est tout bonnement à l’intérieur : l’Être.

ÊTRE FEMME, ÊTRE MÈRE ; ÊTRE HOMME, ÊTRE PÈRE.

Une des variables que j’ai mis en évidence lors du cercle de femmes du mois d’octobre est justement cet état d’être, état d’être femme et d’être mère. Les hommes ayant la même problématique que nous : état d’être homme, et d’être père.

Oh là ! Quel questionnement ! Le corps ressent une vibration différente dans ces deux termes, le cerveau tout à coup peut se retrouver à faire des nœuds, de quoi parle-t-on ?

Ce cheminement, j’ai mis plusieurs années à le faire, n’étant pas mûre et puis un jour le déclic et l’évolution rapide qui s’en est suivie et avec le bonheur de ce ressenti !

ETRE ENFANT

L’enfant aime découvrir, explorer, expérimenter, jouer, vivre pleinement parfois tellement pleinement que cela est quelques fois trop pour les parents, les éducateurs. Parfois aussi, l’enfant se recroqueville se coupant de la vie extérieure pour vivre à l’intérieur de lui.

Dans un cas, comme dans l’autre, c’est un signal s’il y a mal-être.

Ce qui du fond de l’être remonte, cherche à vivre, à être entendu, reconnu, écouté c’est la nature instinctive, cette vibration d’amour de confiance, cette nature qui n’est plus écoutée, que la société, l’entourage apprend à ne pas prendre en compte.

Mais voilà, l’enfant arrive lui avec sa nature instinctive alors que nous avons oublié la notre, nous obligeant à changer, à la retrouver pour vivre en harmonie ensemble. C’est ce que certains appelle en psychologie « l’accordage ». Accorder des instruments de musique c’est bien les mettre en état de vibrer ensemble et pour les êtres humains c’est, de mon point de vue, la même chose : mettre sur la même vibration.

COMMENT S’ACCORDER AVEC NOS ENFANTS, NOTRE CONJOINT ?

Avant de pouvoir retrouver une harmonie, un accordage convenable, il est nécessaire de mettre à jour le ou les désaccords, les points de disharmonie ; cela va correspondre un peu à un état des lieux de la relation, des sentiments, des ressentis.

Ce que l’on voit, constate, à l’extérieur est le reflet de notre intérieur. S’il y a problème relationnel à l’extérieur, il est fort probable que la relation de nous à nous même soit dissonante. Le décalage vient de l’écart entre la réalité de ce qui est vécu et l’image que l’on s’en fait. Le corps a des ressentis que la tête ne veut pas accepter, le conflit nait. Grand Corps Malade, un slameur en parle dans son texte « mon coeur, ma tête, mes couilles », allez écouter ça vaut le détour, il joue avec les mots d’une façon que je trouve admirable !

Une fois le constat fait, de cette différence de « discours » entre la tête, le cœur et le corps, il est possible de travailler à la restauration de la relation, trouver ou retrouver une vibration qui sonne juste pour le cœur, le corps, l’esprit, un alignement, un centrage qui apparaît et avec lequel l’homme, la femme se sent bien. Une fois que la personne se sent bien avec elle même, elle peut se sentir bien avec les autres et comme par magie, les conflits disparaissent, les tensions s’évanouissent, l’Amour prend la place de la peur.

Parfois mais pas toujours, pour trouver cette vibration juste, cette vibration d’Amour dont il n’a pas conscience, le parent souhaitera passer par quelques connaissances à acquérir dans le domaine de la communication, du langage, une aide par des élixirs de fleurs, un rééquilibrage alimentaire ou une harmonisation du lieu de vie, ou d’autres alternatives propres à chaque personne.

LA VIBRATION D’AMOUR

Je mets Amour avec un grand A car c’est l’Amour dans le sens très très large, celui de l’Amour de la vie. Cette vibration bien particulière, très puissante et douce à la fois pour laquelle il est difficile de mettre des mots puisqu’elle est dans la présence, dans l’Être au delà du Faire.

Cette vibration est énergie qui rayonne, se diffuse de personne à personne dans la vie de tous les jours. Au delà de toutes les activités du quotidien, être présent à nos gestes, à nos mots, nos attitudes c’est cela que nous demandent les enfants. Ils vont régulièrement pousser nos limites afin de voir si notre alignement intérieur, notre confiance, notre Amour est suffisamment solide pour qu’ils puissent s’y appuyer pour grandir.

Ce chemin d’évolution personnel, je l’ai fait avec l’aide de très nombreuses personnes, au cours des années passées , à mon tour, j’ai accompagné et je continue de le faire d’une manière différente, surtout avec un état d’être, de conscience autre que je transmets aux parents en fonction de leur besoin, de leur demande.

Marie-Christine Eustache

article écrit en octobre 2012

 

 

 

 

 

 

Share

Allaitement et obésité

L’obésité est un phénomène en croissance dans les pays occidentaux. Les risques pour les enfants qui n’ont pas été allaités de souffrir de surpoids et d’obésité pendant l’enfance et l’adolescence sont soulignés par plusieurs études.(1)
L’alimentation infantile joue donc un rôle, cela a été montré dans de nombreuses études.
Voici un aperçu de quelques articles sur le sujet parus dans les Dossiers de l’Allaitement (DA) édité par l’association La Leche League France www.lllfrance.org.

Une étude publiée en 2004 (2)montre que les enfants allaités sont plus minces entre 5 et 24 mois, à partir du 3è mois, la croissance pondérale est plus basse chez ceux-ci. L’enfant aurait la capacité de réguler ses apports énergétiques, de même il s’adapterait au taux de graisses du lait en modifiant le volume consommé. L’article conclut sur l’importance de l’allaitement et surtout sur la durée de l’allaitement exclusif et la nécessité de prendre en compte d’autres facteurs tels que le surpoids chez les parents, l’activité physique, les habitudes alimentaires.
L’index de masse corporelle est plus élevé chez les enfants non allaités à 3 et 6 mois et qu’il y a une prévalence de surpoids et d’obésité à 4, 5 et 6 ans lorsque l’enfant n’avait pas été allaité ou allaité moins de 3 mois indique une autre étude (3). D’où la conclusion des auteurs  » le non allaitement et le sevrage précoce favorisent la survenue d’un surpoids ou d’une obésité constatés dès la première année et confirmés à l’âge de 6 ans, parallèlement à d’autres facteurs de risques ».

D’autres facteurs ont été mis en évidence comme l’obésité maternelle et la malnutrition foetale pendant la vie intra-utérine qui est corrélée à un risque d’obésité plus tard dans la vie (4) il est donc important de veiller à ce que les femmes enceintes soient correctement nourries.

Plusieurs auteurs (5) (6) soulignent que les mères qui allaitent semblent exercer moins de pression pour pousser leurs enfants à manger ou au contraire à moins manger ce qui pourrait expliquer le risque moins élevé de surpoids et d’obésité par l’écoute des manifestations de faim et de satiété de l’enfant.
Références :

(1) (Kramer,1981 ; Dewey, 2003 ; Arenz, 2004 ; Owen, 2005…). »
(2) Dossiers de l’Allaitement N° 59 Is breastfeeding portective against child obesity ? KG Dewey. J Hum Lact 2003
(3) Dossiers de l’Allaitement N° 61Early determinants of chilhood overweight and adiposity in a birth cohor study : role of breast-feeding. KE Bergmann, RL Bergmann, R Von Kries et al.int J Obbes Relat Metab Discord 2003
(4) Dossiers de l’Allaitement N° 69 Being big or growing fast : systematic review of size and growth in infacy and later obesity. J Baird et al. BMJ 2005 ; 331 : 969-74
Role of prémature leptin surge inobesity reslting forme intrauterine undernutition. S Yura et al.Cell Metab 2005 ; 1 : 371-78.

Quelques autres références :

(5) Predictors of maternal control of feeding at 1 and 2 years of age. Blissett J, Farrow C. Int J Obes 2007 ; 31 : 1520-6. Mots-clés : mère,
enfant, contrôle, alimentation.
Extrait : « L’allaitement favorise des pratiques parentales plus saines vis-à-vis de l’alimentation de leur enfant, et il est corrélé en particulier à une
moindre pression exercée sur l’enfant pour le pousser à manger davantage, ou au contraire à moins manger. »

(6) Association of breastfeeding with maternal control of infant feeding at age 1 year. EM Taveras, KS Scalon, L Birch et al. Pediatrics 2004 ;
114(5) : e577-583. Mots-clés : allaitement, sevrage, obésité, comportement maternel.
Extrait : « Des études ont constaté un risque plus élevé de surpoids et d’obésité chez les enfants qui n’avaient pas été allaités. Il est possible que les
mères qui décident d’allaiter soient aussi celles qui seront plus enclines à être l’écoute des manifestations de faim et de satiété chez
leur enfant, et laisseront leur enfant apprendre à réguler par lui-même ses apports alimentaires en fonction de ses besoins. »

Marie-Christine Eustache

Article écrit pour le site CORéAM « Au coeur de l’ouest un réseau pour l’allaitement maternel »

http://coream-ch.e-monsite.com/

 

Share

Avancer dans la vie sans stresser

 

Recevez une série de 6 vidéos exclusives pour découvrir le rythme à adopter pour être un parent zen et pleinement épanoui

Vous avez réussi votre inscription