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Quand il nait, il ne connait presque rien du monde qui l’entoure. Bien sûr il attendu les voix de sa mère et des adultes qui gravitent autour d’elle, il a ressenti des mouvements, des bruits quand il était dans le ventre. A la naissance c’est la grande découverte des lumières, des odeurs, des sons, du toucher, du goût, des sensations physiques de la digestion, des changement de température… un monde inconnu.

Il vit dans le présent, ne connait pas la notion de temps, d’espace, il ne sait pas ce qu’est son corps, qu’il y a lui et d’autres personnes. Les premières semaines sont donc un temps important d’acclimatation à ce nouveau milieu. (ndr : limiter les déplacements, le nombre d’endroit où l’enfant sera amené, le nombre de personne qui s’occuperont de lui, lui permettra d’être plus sécure)

Les premières semaines d’exercices physiques qu’il peut faire à plat dos sont de bouger sans en avoir le contrôle, ses bras, ses jambes. Au fur et à mesure, il comprendra qu’il peut agir sur son bras pour le lever, porter sa main à la bouche, pareil avec ses pieds. Cet apprentissage demande du temps, il est difficile d’imaginer cela de notre vue d’adulte.

 «L’enfant n’a de lui-même comme du monde qui l’entoure qu’une conscience fragmentaire, morcelée : les diverses parties sont, au début, sans rapport entre elles. Cette prise de conscience parcellaire des diverses parties de son corps et des leur possibilité fonctionnelle correspond aux premières ébauches de structuration de la personnalité. Ce n’est que peu à peu, au fur et à mesure que se poursuivent les progrès de coordination, que ces fragments se joignent pour aboutir à une unité »

Cette unité oeil-main-bouche est établie entre 6 et 7 mois. Il a besoin de tout ce temps pour faire le lien entre les éléments. Les liens se font au fur et à mesure de la répétition quotidienne de gestes qui sont naturels et pour lesquels il n’a besoin d’aucune aide.

De la même manière qu’il a découvert son corps en faisant des mouvements réflexes puis contrôlés, il découvrira sa voix. D’abord en étant surpris d’entendre un son sans savoir d’où il vient, puis au fil du temps de contrôler ses cordes vocales et de moduler les sons. C’est une joie pour lui, il voit aussi dans le regard de l’adulte qui est là, les sourires qui accueillent les premières vocalises.

De 1 à 18 mois, l’enfant a besoin d’éliminer tout ce qui est désagréable et cherche ce qui est agréable, ce qui lui procure des sensations de plaisir. Lorsqu’il pleure il est totalement envahit par le malaise, il a besoin d’être rassuré, consolé, il a besoin de retrouver un état de bien être. Il lui faudra plusieurs semaines pour être capable de se consoler seul. De pleurs de douleur ou de malaise, les sources d’insatisfactions évolueront vers les pertes. La perte d’un jeu, de la tétine, de la présence maternelle sont aussi des moments de perte d’un état de bien être. C’est une période où l’enfant est exigeant, ses besoins de présence sont importants surtout les 3 premiers mois. Les soins maternels affectueux favorisent son éveil à la vie et son développement psychomoteur. En l’absence de ceux-ci il pourra développer un plaisir de l’activité pour fuir un sentiment de malaise plutôt que par plaisir de la découverte.

(ndr : Est-ce cette fuite d’un sentiment de malaise qui rendraient certaines personnes sur actives ? Ce sentiment remontrait-il à l’enfance ? On peut se poser la question)

« On voit donc comment l’enfant dont les besoins sont satisfaits peut ressentir les expériences de la vie éveillée comme bienfaisantes et en retour éprouver des sentiments positifs d’amour ; comment au contraire, si ces besoins ne sont pas satisfaits, il peur ressentir ces expériences comme malfaisantes et concevoir à leur égard négativisme et rage »

Ces premiers vécus de nourrisson sont très importants pour faire de la vie une expérience positive.

(ndr : à lire ceci on comprend d’autant plus l’importance du rôle de la mère ou de son substitut dans les premières semaines de vie. C’est elle qui sera là pour rassurer l’enfant, l’aider à apprivoiser ce nouvel environnement qu’est la vie terrestre pour lui. C’est elle qui sera le point de référence pour l’enfant. En conséquence de quoi, il est nécessaire que les mères qui le souhaitent soient soutenues dans cette période sensible.)

Résumé écrit à partir des 3 premiers chapitres du livre de Myriam David « L’enfant de 0 à 2 ans. L’approche psychologique » Editions T.P.M.A – mars 2010

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