Il est fréquent d’entendre des parents se plaindre que leur enfant n’est pas autonome, qu’il a toujours besoin d’eux, qu’il ne les laisse pas une minute en paix…

Quand ils sont tout petits, ils arrivent que les parents les laissent en garde « pour qu’il soit autonome », « pour qu’il s’habitue ».

Mais de quelle autonomie parle-t-on ?

Pour quoi ? dans quels buts les parents souhaitent que l’enfant soit autonome ?

Quand on parle d’autonomie, il faut bien différencier les points suivant :

l’autonomie affective
l’autonomie motrice
l’autonomie fonctionnelle

L’autonomie affective

Pour avoir une autonomie affective un enfant a besoin d’une sécurité intérieure, il a besoin d’être sûr que l’adulte sera là pour lui en cas de besoin. L’adulte c’est souvent en premier lieu la mère, le père puis la personne qui le garde c’est ce que l’on appelle l’adulte de référence. La sécurité affective nécessite un temps prolongé qui se compte en mois voir en année et non en jour chez un tout petit ( moins de 6 mois). Cette sécurité sera établie dans le temps par des contacts répétés, (quotidiens ou presque) et prolongés (30 minutes, 1 heure ou plus). Les contacts doivent être sécurisant, rassurant, maternant et interactif.
Il faut rappeler que le petit d’homme né à l’état inachevé par rapport aux autres mammifères qui peuvent marcher quelques heures seulement après la naissance. Durant les mois qui s’écoulent entre la naissance et la marche acquise, le petit d’homme a un besoin absolu et sans discontinuer d’une présence adulte à ses côtés, cette présence sera nécessaire encore un certain nombre d’années il ne peut ni manger, ni boire il est entièrement dépendant.
Lorsque cette sécurité intérieure est établie, que le tout petit sait que l’adulte référent (ou les adultes référents) est toujours là pour lui, il pourra explorer le monde qui l’entoure. Plus la présence sera de qualité dès la naissance, plus vite le seuil de sécurité minimal pour se tourner vers le monde sera atteint.
En cas de séparation à la naissance, de garde par un nombre important de personnes différentes durant les premiers mois de vie, de manque de présence maternelle et paternelle (maladie, dépression, travail éloigné…) le seuil de sécurité affective sera atteint plus tard voir même qu’une fois adulte lors d’un travail thérapeutique.

Cette autonomie (sécurité) affective est donc longue à construire et fragile puisque c’est celle qui lui permet d’ETRE seul sans crainte pour aller découvrir le monde.

L’autonomie motrice

C’est celle qui permet à l’enfant de se développer seul.
Celle ci commence rapidement, dès la naissance. En effet, mis au sein le bébé va téter naturellement, si les conditions de naissance ont été bonnes, l’encadrement bienveillant et l’état de santé bon. Il sait faire seul. Au fur et à mesure qu’il va grandir, toujours si les adultes référents et encadrant lui font confiance, il passera de la position sur le dos, à la  celle sur le ventre puis se mettra à ramper pour ensuite s’asseoir avant de partir à 4 pattes et enfin se mettre debout.
Toute cette progression il a la capacité à la FAIRE SEUL, sans intervention de l’adulte pour le mettre assis ou debout. L’adulte sera là pour le rassurer, l’encourager pas pour faire à sa place. Il est donc autonome dans son développement.

L’autonomie fonctionnelle

C’est celle qui va lui permettre de fonctionner pour lui même et avec les autres. A cette longue étape l’adulte va éventuellement intervenir pour lui montrer comment FAIRE. L’enfant aura déjà appris par l’observation un grand nombre de chose et sera en mesure de les reproduire. Il va apprendre à se laver les mains, faire sa toilette, s’habiller, se déshabiller, manger avec une cuillère, une fourchette… Il va aussi apprendre comment se comporter en société : mettre un mouchoir sale à la poubelle et non par terre, dire « bonjour », regarder avant de traverser… tout cela c’est l’apprentissage de la vie, du quotidien. En grandissant, il apprendra à se faire à manger, laver son linge, faire ses comptes…
A ce niveau, le travail de l’adulte est intense et important puisque l’enfant a tout à apprendre ! Enfin, tout ce qu’il n’a pas déjà appris par lui même en observant.

La période pour le développement de cette autonomie commence dès les premiers pas et demande du temps et de la patience. Pour enfiler sur un pied une petite chaussette il va en falloir des essais et encore des essais pour y arriver, l’enfant a la volonté, l’envie de le faire et il arrive que ce soit l’adulte freine cet élan en habillant l’enfant. En effet, dans le quotidien d’une vie active avec un travail à l’extérieur il est difficile pour les parents de prendre le temps de laisser l’enfant s’habiller seul le matin dans ce cas cet apprentissage se fera chez l’assistante maternelle, peut être en crèche si le personnel le permet.
Il y a beaucoup de chose pour lesquelles l’enfant apprendra à être autonome, si vous faites le tour de chaque geste nécessaire au quotidien dès le réveil cela vous donnera une idée de l’ampleur de la tâche !

Et oui, parce que l’autonomie fonctionnelle complète c’est jusqu’à l’autonomie financière, l’âge à partir duquel l’enfant devenu adulte aura un travail pour louer un logement, acheter sa nourriture, payer ses factures… donc après avoir passé les 18-20 ans.

Marie-Christine Eustache
Coach en parentalité et en relation de couple
avril 2014

Share

"10 choses à savoir pour être un parent pleinement épanoui"

Cadeau : le pdf "10 choses à savoir"

Puis chaque mois, recevez :

- 1 article ou 1 vidéo pour améliorer votre vie de parent au quotidien

- invitation aux évenements Web à un tarif préférentiel (en fonction du calendrier)

- invitation aux évenements Live (en fonction du calendrier)

 

Vous avez réussi votre inscription